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Sécurité routière

Avant de partir

Avant que votre jeune se rende à un party, posez-lui quelques questions. Par exemple :

  • Comment compte-t-il se rendre à destination et en revenir?
  • Y aura-t-il consommation d'alcool?
  • À quelle heure compte-t-il rentrer?
  • Qui conduira?
  • Sera-t-il seul ou seront-ils plusieurs à bord du véhicule?
  • A-t-il assez d'argent sur lui en cas d'imprévu?

Mythes et légendes urbaines*

« L'alcool ne me fait pas vraiment d'effet. »
La consommation d'alcool affecte le jugement et la coordination des mouvements, ralentit le temps de réaction et embrouille la vision. Le conducteur qui en a consommé prend des risques inhabituels, même s'il présente un faible taux d'alcoolémie.

« Je connais un truc pour faire baisser mon taux d'alcoolémie. »
Il n'existe aucun « truc » permettant d'accélérer l'élimination de l'alcool. Seul le temps peut agir. L'alcoolémie atteint son maximum une heure après l'absorption du dernier verre et elle diminue ensuite de 15 mg à l'heure en moyenne, soit l'équivalent d'une consommation. De plus, chez les femmes, l'alcoolémie monte plus rapidement et descend plus lentement que chez les hommes. Rappelons qu'à la suite d'une consommation importante, une nuit de sommeil n'est peut-être pas suffisante pour éliminer la totalité de l'alcool dans le sang. Le conducteur peut ne pas être en état de conduire son véhicule à son réveil.

« Les garçons supportent mieux l'alcool que les filles. »
Pour une même quantité d'alcool consommée et à poids égal, les femmes ont généralement une alcoolémie un peu plus élevée que les hommes. Cela est lié en partie au volume d'eau un peu plus important chez les hommes que chez les femmes. Mais le sexe a une influence assez faible par rapport aux autres paramètres qui entrent en ligne de compte dans l'alcoolémie : poids, masse de graisse, vitesse d'absorption de l'alcool par l'estomac, fatigue, rhume, prise de médicaments, etc. De plus, un garçon peut très bien avoir une alcoolémie supérieure à celle d'une fille, même s'il a consommé la même quantité d'alcool.

« Sous l'effet du cannabis, je me sens tout à fait en contrôle. »
Pourtant, personne ne l'est. Même si le conducteur va moins vite que lorsqu'il a consommé de l'alcool et qu'il prend moins de risques, il n'a pas la capacité de conduire un véhicule. Sous l'influence du cannabis, le temps de réaction augmente, le contrôle de la trajectoire est plus difficile et la coordination des gestes est moins bonne. Par exemple, le conducteur aura de la difficulté à dépasser un véhicule, et, en cas d'urgence, il aura du mal à réagir rapidement et correctement. Il court deux fois plus de risques d'être responsable d'un accident mortel.

« J'ai bu ou fumé, mais je ne vais pas loin, ce n'est pas grave. »
Un grand nombre d'accidents ont lieu à proximité du domicile. Lorsqu'il connaît un trajet, le conducteur a tendance à relâcher son attention. Il se met en mode « pilotage automatique », ce qui diminue sa vigilance dans les différentes situations de conduite (feux, intersections, changements de direction, etc.). Il aura alors besoin de beaucoup plus de temps pour réagir à un imprévu, d'autant plus  s'il est sous l'effet de l’alcool ou du cannabis.

« C'est pas moi, c'est les autres! »
Il est important de discuter de la notion de responsabilité sur la route. En effet, différents types d'usagers s'y côtoient et croient que le problème, ce sont les autres. Entre autres, on se déculpabilise en tant que buveur occasionnel, même si on frôle constamment la limite légale, en entendant qu'un contrevenant s'est fait arrêter avec un taux d'alcoolémie deux fois plus élevé que la limite permise. On trouve que « ça c'est grave », alors que nous, « on est ben correct pour conduire ». Pourtant, 70 % des personnes reconnues coupables de conduite avec les facultés affaiblies en sont à leur première infraction et 80 % des accidents sont dus à des conducteurs qui en étaient à leur première infraction. Les récidivistes représentent quant à eux 30 % des personnes condamnées pour conduite avec les facultés affaiblies.

*Adapté de la rubrique « Halte aux idées reçues », publiée sur le site www.priorite-vos-enfants.frCe lien ouvrira une nouvelle fenêtre. de l'association française Prévention routière (réf. du 26 mai 2010).

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Dernière modification : 2012-04-23