Trois-Rivières, le 13 avril 2000 - La Société de l'assurance automobile du Québec est heureuse de réitérer son appui au Comité des élus municipaux et des directeurs de police de la Mauricie dans la relance de l'Opération pieds pesants dans cette région. Cette heureuse initiative de la part du Comité a permis, après une année d'opérations de contrôle ciblées et intensives, des résultats des plus prometteurs. Rappelons qu'au Québec la vitesse fauche chaque année près de 200 vies et cause des blessures à environ 6000 personnes. Selon les rapports de police, c'est la deuxième plus importante cause d'accidents après l'alcool au volant.
Zones de 50 et de 90 km/h
Les zones de 50 et 90 km/h sont les plus à risques. Dans les zones de 50 km/h, ce sont les collisions entre les automobilistes, les piétons et les cyclistes qui surviennent le plus fréquemment. Dans les zones de 90 km/h, c'est la force de l'impact qui augmente les risques de blessures graves et de décès.
Aussi, la vitesse accentue considérablement la gravité des blessures en cas d'accident. Le risque d'être gravement blessé ou tué lors d'un impact double entre 50 et 100 km/h. À 100 km/h, le choc de l'impact équivaut à une chute dans le vide du haut d'un édifice de 12 étages.
Vitesse versus alcool
La Société de l'assurance automobile du Québec travaille depuis maintenant 20 ans à contrer le phénomène de l'alcool au volant. Elle a passé plusieurs années à faire de la sensibilisation et à travailler à modifier les changements d'attitude à l'aide de campagnes de promotion nationales, de publicités chocs, de programmes de sensibilisation dans les bars et les écoles. Ces dernières années, des gains concrets ont été observés sur le plan des changements de comportements et au chapitre du bilan routier. Ces gains sont aussi attribuables à deux réformes majeures du Code de la sécurité routière (en 1990 et en 1997 au provincial), à une modification au Code criminel (en 1999 au fédéral), en plus de quatre opérations de contrôle (PAS alcool) en collaboration étroite avec les services policiers.
La vitesse est un phénomène beaucoup plus complexe que celui de l'alcool au volant. Les interventions de la Société de l'assurance automobile du Québec dans ce domaine demeurent récentes (1992) et en sont encore aux étapes de sensibilisation et de changement d'attitudes. « C'est donc en poursuivant les efforts de sensibilisation joints au contrôle policier que les comportements des conducteurs pourront être modifiés, et ce, pourvu que ces efforts soient fournis de façon continue et à long terme. En ce sens, la tendance qui se dégage des résultats de l'Opération pieds pesants nous permet d'être optimiste et l'intervention des policiers sur le terrain sera déterminante dans l'atteinte des objectifs fixés », a souligné M. Jacques Tremblay, porte-parole de la Société de l'assurance automobile du Québec et directeur régional de l'Estrie-Mauricie-Bois-Francs.
Conduire pour les autres
L'adage populaire dit qu'il faut souvent conduire pour les autres. Nous entendons par là que les autres peuvent avoir des comportements dangereux pour notre sécurité. Poussons un peu plus loin la réflexion : « Et si c'était nous qui avions ces comportements? » Notre vie et celle des autres dépendent de notre attitude derrière le volant. Rappelons-nous-en, lorsque nous avons tendance à avoir le pied pesant.