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Nouvelles opérations pour contrer l'alcool au volant

Québec, le 30 octobre 2001 – Le ministre des Transports, ministre délégué aux Affaires autochtones, ministre responsable de la Faune et des Parcs et titulaire de la Société de l'assurance automobile du Québec, monsieur Guy Chevrette, a annoncé aujourd'hui une série de nouveaux moyens afin de combattre l'alcool au volant. Il s'agit, entre autres, d'une 8e opération de barrages routiers intensifs et des modifications au Code de la sécurité routière qui entreront en vigueur en 2002.

« La lutte contre l'alcool au volant fait appel à plusieurs moyens tels que la promotion, la législation et le contrôle. Mais au-delà de toutes les mesures que nous mettons de l'avant, il appartient à chacun de nous de s'assurer que les gens que l'on aime ne prennent pas le volant quand ils ont consommé abusivement de l'alcool. Une vie brisée par l'alcool au volant, c'est déjà trop et ça se prévient », a souligné le ministre Chevrette.


Barrages routiers dès novembre
Ainsi, du 2 novembre au 2 décembre prochains, des barrages routiers seront érigés, partout au Québec, afin de contrer l'alcool au volant. Cette vaste opération mettra à contribution la Sûreté du Québec (SQ), le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) et les sûretés municipales, regroupées sous l'Association des directeurs de police du Québec (ADPQ), sous la coordination de la Société de l'assurance automobile du Québec. Elle sera annoncée par l'entremise de la radio, de panneaux municipaux et d'affiches. Lors des barrages routiers, les conducteurs recevront un feuillet présentant les nouvelles mesures législatives plus sévères à l'égard de l'alcool au volant prévues pour 2002.

Ces opérations seront particulièrement visibles le 15 novembre, journée que les services policiers ont ciblée pour travailler de concert afin que, peu importe la région, les conducteurs soient susceptibles de traverser un barrage routier.

Depuis 1998, ces opérations des services policiers se répètent deux fois par année et ont permis l'interception de près de 675 000 conducteurs. Soulignons que le fait d'être interpellé produit un changement de comportement, ce qui constitue l'objectif ultime de l'opération.


Responsabilisation collective
Cette année, les forces policières ont convenu d'encourager la population à dénoncer les conducteurs en état d'ébriété. La SQ, le SPCUM et l'ADPQ demandent donc à toute personne qui est témoin de ce genre de situation de composer le 9-1-1 afin que les policiers fassent un suivi auprès du conducteur qui semble en état d'ébriété.

Autre nouveauté cette année, grâce à la collaboration de la Corporation des bars, brasseries et tavernes du Québec, les propriétaires et les serveurs de ces établissements seront mis à contribution pour prévenir l'alcool au volant. Ils recevront ainsi un dépliant, conçu par la Société de l'assurance automobile du Québec, les sensibilisant à divers aspects de la question de l'alcool au volant et à la possibilité de développer une politique d'établissement visant à empêcher leurs clients de prendre le volant avec les capacités affaiblies.


Amélioration des dernières années
Selon les résultats d'un jumelage entre les données du Bureau du coroner et les fichiers d'accidents compilés par la Société de l'assurance automobile du Québec, 22,3 % des conducteurs décédés sur les routes du Québec en 1999 présentaient une alcoolémie supérieure à 80 mg %. Ce résultat démontre une amélioration spectaculaire par rapport à une moyenne de 35 % observée au cours des années précédentes. Cette amélioration apparaît d'autant plus convaincante qu'elle est appuyée par les résultats d'une enquête sur route qui a montré que la proportion de conducteurs qui circulent avec une alcoolémie dépassant 80 mg % durant la nuit a chuté de près de 38 % en dix ans, passant de 3,2 % en 1991 à 2 % en 2000.

Rappelons que ces 2 % de conducteurs qui conduisent avec les capacités affaiblies sont responsables de 25 % des décès sur nos routes. « Malgré les améliorations notables des dernières années, l'alcool demeure encore un problème majeur sur nos routes et c'est pourquoi nous avons décidé d'aller encore plus loin », a mentionné M. Chevrette, qui a fait état des mesures comprises dans le projet de loi 38, adopté en juin dernier.

Malgré un bilan routier qui s'est grandement amélioré depuis plus de vingt ans au Québec, l'alcool au volant demeure encore l'une des principales causes d'accidents mortels. Annuellement, l'alcool est responsable d'environ 25 % des décès, 18 % des blessés graves et 5 % des blessés légers. Pour l'année 2000, cela correspond à environ 200 décès, 1 000 blessés graves et 2 300 blessés légers. « Tant qu'il y aura des vies humaines en jeu, il sera de notre responsabilité à tous et à toutes de mettre en œuvre le plus de mesures possible afin d'en prévenir la perte », a conclu M. Chevrette.

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Dernière modification : 2012-10-11