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Une présence de plus en plus soutenue pour contrer le problème de l’alcool au volant dans la région

Sainte-Marie de Beauce, le 29 juin 1998 - Face au triste record de décès liés à l’alcool au volant dans la région Beauce-Etchemin, le coroner Raymond Morin, porte-parole de la Table de concertation, créée il y a un an, a réaffirmé la nécessité pour la Table d’intensifier ses actions de sensibilisation et d’information auprès de la population sur les dangers de la conduite en état d’ébriété. « Beauce-Etchemin est la région du Québec qui détient le plus haut pourcentage de conducteurs décédés avec de l’alcool dans le sang, soit 58 % comparativement à 43 % pour l’ensemble de la province, et c’est pourquoi il faut redoubler d’efforts pour contrer ce fléau », a précisé le coroner Marin.

« De par leur profession, les coroners sont confrontés régulièrement aux décès d’automobilistes, souvent des jeunes, sous l’influence de l’alcool. Ils sont touchés par la perte de toutes ces vies détruites à jamais. Avec tous les partenaires de la Table, il nous faut donc travailler à protéger la vie humaine afin de diminuer cette hécatombe beauceronne », d’indiquer le Dr Morin.


Les activités futures
Les membres de la Table de concertation, par le biais des sous-comités de travail qu’elle a créés, ont donc décidé d’intervenir davantage auprès des clientèles suivantes : les étudiants, les conducteurs, les consommateurs d’alcool, les travailleurs, les membres des clubs sociaux, des municipalités et les titulaires de permis d’alcool. Un sous-comité pour promouvoir les alternatives de transport à la conduite en état d’ébriété a aussi été créé. Chacun des comités a déterminé son plan d’action qui sera réalisé au cours de la prochaine année.

Appuyés financièrement par la Régie régionale de la Santé et des Services sociaux de Chaudière-Appalaches, les quatre CLSC de Beauce-Etchemin assureront la mise en oeuvre des activités préventives sur leur territoire. Au cours de l’été, les organisateurs d’événements sociaux ou culturels seront aussi sensibilisés à la prévention de la conduite sans alcool. Enfin, les détenteurs de permis d’alcool seront rejoints par les intervenants des CLSC dans les prochains mois afin de développer en partenariat des interventions de prévention pour leur clientèle. Du côté de la surveillance policière, on intensifiera la présence des policiers lors des différentes fêtes populaires où se consomment des boissons alcooliques.


Le bilan des activités
Au cours de la dernière année, différentes actions ont été menées de façon plus intensive pour sensibiliser davantage la population au problème de l’alcool au volant qui sévit dans la région. Ainsi, dans les écoles secondaires, des actions ont été menées pour améliorer les connaissances des jeunes et les amener à réfléchir sur les effets de la consommation d’alcool liée à la conduite automobile. La Table de concertation a profité de l’occasion pour souligner l’excellence du travail d’un étudiant de la polyvalente de Saint-Georges de Beauce. Dans le cadre d’une activité préparatoire à l’examen de français du ministère de l’Education pour la 5e année du secondaire, une invitation a été lancée à tous les professeurs afin que le thème porte sur la problématique de l’alcool au volant. Lors de la conférence de presse, la Table de concertation a souligné le texte retenu par le comité de sélection et a remis au jeune récipiendaire, Martin Caouette, une récompense en signe de reconnaissance pour sa réflexion.

Du côté des services policiers, les activités ont également été accrues. Ainsi, entre le 13 mai et le 13 juin dernier, dans le cadre de l’opération provinciale alcool coordonnée par la Société de l’assurance automobile du Québec, les policiers ont érigé 39 barrages routiers dans la région, ce qui a permis d’intercepter 3548 personnes.


Une signature aux couleurs de Beauce-Etchemin
Le président de la Table de concertation, M. André Bossé, a procédé, en compagnie du président des préfets, M. H. Marcel Veilleux et de l’étudiant Martin Caouette au dévoilement officiel du logo de la Table de concertation. Ce logo, qui a la forme d’un oeil, vient démontrer la vigilance des membres de la Table de concertation vis-à-vis la problématique de l’alcool au volant. La forme ovale fait référence à la concertation de tous les organismes préoccupés par ce problème de sécurité routière. Enfin, les couleurs choisies, le bleu et le vert, représentent respectivement les cours d’eau et les forêts de la région Beauce-Etchemin.

Nombre de conducteurs décédés (fichiers SAAQ et Coroner jumelés) et ayant subi un test d’alcoolémie et % de conducteurs ayant de l’alcool dans le sang 1992 à 1996
Région administrative de l’accident Nombre de conducteurs décédés et testés % de conducteurs avant de l’alcool dans le sang
Société de l’assurance automobile du Québec
Service des études et stratégies en sécurité routière
Gaspésie - Iles-de-la-Madeleine 44 45
Bas-St-Laurent 128 36
Saguenay - Lac-St-Jean 101 53
Québec 136 41
Chaudière-Appalaches 173 54
  • Beauce-Etchemin 64 58
  • Reste du territoire 109 52
Mauricie 89 32
Estrie 112 46
Montérégie 310 46
Montréal 100 34
Laval 26 42
Lanaudière 145 40
Laurentides 164 48
Outaouais 75 42
Abitibi-Témiscamingue 79 34
Côte-Nord 63 35
Nord-du-Québec 22 41
Centre-du-Ouébec 136 42
Non précisée 8 -
Total 1 911 43


Texte retenu dans le cadre de l’activité préparatoire à l’examen de français du Ministère de l’éducation du 5e secondaire
Par : Martin Caouette, 17 ans
5e secondaire, Polyvalente Saint-Georges de Beauce


Trop sévères?

Quelle sensation de liberté que le fait de posséder une voiture! Aller où l’on veut, quand on le souhaite, voilà le rêve caressé par plusieurs. Cependant, du droit de conduire découle également certaines obligations. Ainsi, la conduite avec les capacités affaiblies fait l’objet depuis plusieurs années d’une sérieuse réprobation sociale. Cependant, est-ce que les sanctions en application sont suffisantes pour lutter contre ce problème et protéger vraiment le public? Je crois fermement que oui. Je prouverai mon opinion en vous entretenant des effets de l’alcool, du portrait-type du buveur ainsi que de l’effet dissuasif des sanctions.

Tout d’abord, rappelons-nous les effets néfastes de l’alcool. Lorsque le taux d’alcoolémie atteint 30 mg d’alcool / 100 ml de sang, la vision est réduite ainsi que les facultés de concentration, de réaction et de coordination. L’alcool augmente le goût du risque, conduit à la surestimation de soi, à l’euphorie et à la négligence. On voit donc ici la nécessité des sanctions et l’évidence de leur utilité. De plus, selon « éduc alcool », le risque de mourir au volant est dix fois plus élevé lorsque le conducteur a un taux d’alcoolémie supérieur à celui permis. Si l’automobiliste a moins de 24 ans, le risque est 20 fois plus grand. Je crois donc que les nouvelles mesures visant les jeunes ont une raison d’être tout à fait évidente. Pour tout dire, l’alcool peut avoir de graves conséquences et il est important de les prévenir.

D’autre part, attardons-nous au portrait-type du buveur. Selon la table de concertation Beauce-Etchemin pour la prévention de l’alcool au volant, dans la majorité des accidents impliquant de l’alcool, le conducteur était un jeune homme entre 16 et 24 ans qui avait consommé dans un bar en fin de soirée, le jeudi. Voilà une preuve de la nécessité des sanctions en application. Si on se fie à la direction de la santé publique, le deux tiers des accidents mortels dans les quatre MRC de Beauce-Etchemin de juin 1994 à septembre 1995 étaient reliés à l’alcool. De ce nombre, plus de la moitié impliquait également une vitesse excessive. Bref, les mesures sévères en place ont, selon moi, tout à fait leur place.

Finalement, portons notre attention sur l’effet dissuasif des sanctions. Je crois fermement que toute personne, qui prend connaissance des conséquences qui peuvent découler de la conduite avec les capacités affaiblies, s’abstient de prendre le volant lorsqu’elle a bu. En effet, le Code criminel prévoit un casier judiciaire et une amende pour ceux qui ne respectent pas la loi. Personnellement, savoir que mon permis pourrait être révoqué pendant un an suffit à m’empêcher de prendre le volant lorsque j’ai bu. En résumé, il est clair que les sanctions agissent au niveau psychologique et empêchent sûrement plusieurs accidents.

Pour conclure, l’effet dissuasif des sanctions pour maintenir le système de réglementation en place est, selon moi, tout à fait suffisant et nécessaire. Dorénavant, il est à espérer que les habitudes de conduite des gens seront de plus en plus sécuritaires.

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Dernière modification : 2012-10-11